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La création de l’Organisation des Nations
Unies reposait sur la conviction que la paix et la sécurité
de tous les peuples ne seraient possibles que par le désarmement.
L’article 26 de la Charte des Nations Unies préconise
« l’établissement et le maintien de la paix
et de la sécurité internationales en ne détournant
vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques
du monde ».
La sécurité et le développement
à long terme, qui garantissent l’alimentation, l’éducation,
le logement et l’infrastructure économique, sont presque
impossibles dans les régions déchirées par
des conflits. Il arrive souvent que la communauté mondiale
investisse encore et encore dans certaines régions, avant
de voir un nouveau conflit éclater et venir détruire
les progrès difficilement enregistrés. Les efforts
de développement sont inutiles à moins de parvenir
à maîtriser ces conflits et empêcher de nouvelles
guerres. De plus, dans les régions instables, l’accumulation
d’armes accroît les risques de violence et mobilise
des ressources qui seraient précieuses pour des initiatives
de développement humain dont le besoin se fait cruellement
sentir.
Le programme de recherche de l’UNIDIR tente
d’apporter des réponses à ces problèmes.
L’UNIDIR, qui souhaite insuffler des idées nouvelles
à la logique de sécurité, rapproche les questions
de sécurité, de désarmement et de développement
pour montrer que la sécurité, à quelque niveau
que ce soit – national, régional ou mondial –
est toujours une question de sécurité humaine. Pour
l’UNIDIR, le sort des populations doit être une priorité
dans les débats sur la sécurité et le désarmement,
un choix qui devrait – nous l’espérons –
contribuer de manière significative à une paix durable.
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