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L’Organisation
des Nations Unies prit conscience dès sa création,
à la veille de l’ère nucléaire, que la
paix et la sécurité de tous les peuples ne seraient
possibles que par le désarmement. L’article 26
de la Charte
des Nations Unies préconise "l’établissement
et le maintien de la paix et de la sécurité internationales
en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources
humaines et économiques du monde". La première
résolution adoptée par l’Assemblée générale,
quelques mois après les bombardements de Nagasaki et de Hiroshima,
portait création de la Commission de l’énergie
atomique chargée d’éliminer les armes atomiques
et toutes autres armes de destruction massive et d’assurer
l’utilisation de l’énergie atomique à
des fins purement pacifiques.
L’ONU a ensuite conçu différents
mécanismes pour s’attaquer aux questions de désarmement
et de sécurité, avec notamment la Première
Commission, le Bureau
des affaires de désarmement, le Conseil
consultatif du Secrétaire général pour les
questions de désarmement, la Conférence
du désarmement, ainsi que les sessions extraordinaires
de l’Assemblée générale consacrées
au désarmement.
Lors de la première
session extraordinaire de l’Assemblée générale
consacrée au désarmement, en 1978, le Gouvernement
français proposa la création d’un institut des
Nations Unies pour une activité soutenue de recherche et
d’étude de caractère plus prospectif sur le
désarmement qui favoriserait une participation avisée
de tous les États aux efforts de maîtrise et de réduction
des armements. En 1980, l’Institut des Nations Unies pour
la recherche sur le désarmement commençait ses travaux.

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